Caractères typographiques pour l’apprentissage de la lecture

Lu sur Pluton mini mini.
Le Jardin de Kiran : un site qui présente visuellement et clairement différentes fontes autour de cette question de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture et de la reconnaissance des différentes lettres.
« Nous avons tenté de faire un recensement de fontes répondant à des critères strictement académiques ; mais également, nous avons voulu proposer un choix nouveau de familles typographiques appropriées puisés dans d’autres répertoires afin d’éveiller notre attention envers de nouvelles graphies. »

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Il contient aussi des précisions autour de cette question perturbante du vocabulaire pour qualifier ces caractères : polices de cahier ? cursives ? scriptes  ? écriture attachée ?
L’usage à l’école du mot  « scripte » ou « caractère d’imprimerie » est de ce point de vue totalement contradictoire, trompeur et injustifié.
Cet usage est tout d’abord en opposition avec les catégories adoptées en 1962 par l’Association typographique internationale (ATypI). Ainsi dans la classification Vox-Atypi « les polices scriptes sont inspirées par l’écriture manuscrite [et affirment souvent un caractère] ludique. »
D’autre part l’imprimerie depuis ces origines en Occident avec Gutenberg emprunte la forme de ses caractères aux écritures calligraphiques des ouvrages manuscrits qui ont précédé l’invention de l’imprimerie et donc l’apparition des premiers caractères mobiles latins en plomb (les caractères d’imprimerie).
En d’autres termes l’imprimerie a fait usage aussi bien de caractères rigoureux, romains, droits de caractère industriel que de fontes cursives, souples rappelant l’origine manuscrite de la lettre. Dès Alde Manuce utilisait le caractère italique.