exposition jusqu’au 25 octobre

Exposition jusqu’au 25 octobre 2014. Maison des Arts plastiques Rosa Bonheur 34, rue Henri Cretté Cevilly-Larue _mardi de 14h à 19h _mercredi, jeudi & vendredi de 14 à 17h30 _samedi de 14 à 18h Renseignements: 01 56 34 08 37

jusqu’au 25 octobre

Maison des Arts plastiques Rosa Bonheur 34, rue Henri Cretté Chevilly-Larue Renseignements: 01 56 34 08 37 visite libre exposition jusqu’au 25 octobre 2014 mardi de 14h à 19h mercredi, jeudi & vendredi de 14 à 17h30 samedi de 14 à 18h

photo © Mairie de Chevilly-Larue

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Chevilly / images des affiches exposées

Il vit un homme sans passion, qui lui expliqua posément que la race humaine était maintenant condamnée, que l’Espace lui était fermé, que la seule liaison possible avec les moyens de survie passait par le Temps. Un trou dans le Temps, et peut-être y ferait-on passer des vivres, des médicaments, des sources d’énergie. Tel était le but des expériences: projeter dans le Temps des émissaires, appeler le passé et l’avenir au secours du présent.

Chris Marker, La Jetée, 1962

Parce qu’il faut produire, il faut par tous les moyens de l’activité possibles remplacer la nature partout où elle peut-être remplacée, il faut trouver à l’inertie humaine un champ majeur, il faut que l’ouvrier ait de quoi s’employer, il faut que des champs d’activité nouvelle soient créés, où ce sera le règne enfin de tous les faux produits fabriqués, de tous les ignobles ersatz synthétiques où la belle nature vraie n’a que faire, et doit céder une fois pour toutes et honteusement la place à tous les triomphaux produits de remplacement où le sperme de toutes les usines de fécondation artificielle fera merveille pour produire des armées et des cuirassés. Plus de fruits, plus d’arbres, plus de légumes, plus de plantes pharmaceutiques ou non et par conséquent plus d’aliments, mais des produits de synthèse à satiété, dans des vapeurs, dans des humeurs spéciales de l’atmosphère, sur des axes particuliers des atmosphères tirées de force et par synthèse aux résistances d’une nature qui de la guerre n’a jamais connu que la peur. Et vive la guerre, n’est-ce pas ?

Antonin Artaud, Pour en finir avec le jugement de Dieu, 1947